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    July 31

    Je suis de retour!

    Je me promettais de nourrir plus régulièrement mon blogue et, comme toujours, le temps a passé plus vite que prévu. En juin, j'ai écrit et livré plusieurs textes, remis un peu d'ordre dans mon fouillis légendaire (paperasse, quand tu nous tiens!) puis, le 17, suis allée rejoinde mon amie Cécile avec laquelle je suis partie, comme tous les ans, à l'Île Saint-Bernard (chez les Soeurs Grises, à Châteauguay). Tandis que le temps était pourri sur une grande partie du Québec, nous avons eu du soleil 8 jours sur 10, et de la pluie de jour du départ. Que demander de plus?
     
    Comme toujours, ce fut l'occasion de décompresser, de réfléchir, de se laisser bercer par le clapotis des vagues du Lac saint-Louis, de se gorger de couchers de soleil tous plus beaux les uns que les autres. Comme j'avais un problème de genou depuis quelques semaines, j'ai dû y aller mollo avec les promenades et les activités physiques, en choissant plutôt de rééduquer le récalcitrant dans la piscine.
     
    Alors j'ai lu beaucoup, m'attaquant notamment à une biographie du Roi David, en anglais (David, the biography of a king), écrite par Juan Bosch (1963, trad. en anglais 1965). Cet auteur sud-américain (1909-2001) fut aussi, en 1962, le premier président de la République Dominicaine. Bouquin très documenté, puisant abondamment dans le Livre de Samuel, cette biographie du roi harpiste nous présente un personnage entré dans la légende par sa musique, ses psaumes, son combat contre Goliath, les démêlés avec Saül. Non sans humour, Juan Bosch décape son personnage, montre l'incompatibilité chronologique de certains faits, et nous montre un David rusé, ayant plus d'un tour dans son sac. Son propos est de " separate the recorded data of David's life in three categories : the true, the false, and the misinterpreted or misreprensented" (p. 11). [séparer les données de la vie de David en trois catégories : le vrai, le faux, et ce qui est mal interprété ou mal présenté]. C'est ainsi que Bosch met, entre autres, en doute le combat de David contre Goliath, sa rencontre avec Saül à En-gedi. Ce livre se déroule un peu comme une enquête policière, avec les affirmations bibliques, les faits historiques, les interprétations des divers intervenants et narrateurs,les déductions logiques de l'auteur. Passionnant! J'ai interrompu ma lecture à la fin de mon séjour à Châteauguay et je viens de la reprendre à la page 95. David n'est pas encore roi... À suivre. Par pure coïncidence, de retour à Québec, à la messe du 28 juin, je suis invitée à faire la première lecture. Il s'agit ... du Livre de Samuel ! Et, depuis, nous poursuivons dans ce livre chaque dimanche.
     
    Quelques jours après mon retour à Québec, je repartais en excursion pour les Jardins des Métis, en Gaspésie, à 4 heures de route de Québec : un immense domaine créé au début du XXe siècle par Elsie Reford, une femme qui se passionna pour l'horticulture et qui importa d'Europe et d'ailleurs une quantité astronomique de plantes et de fleurs. Ses magnifiques pavots bleus sont la fierté de ce jardin qui est, de nos jours, dirigé par l'arrière petit-fils de cette dame ; Alexander Reford.
     

    Une journée qui s'annonçait pluvieuse, et qui nous a cependant permis de visiter ces jardins sans nous faire tremper, sinon en revenant à l'autocar.

    Quelques autres sorties ont agrémenté mon mois de juillet, durant lequel nous avons eu environ 6 jours ensoleillés et dignes d'un été : Au-Cap-de-la Madeleine, lieu de pèlerinage, que j'aime visiter pour la beauté du lieu et enfin, Trois-Rivières, dont les forges de la rivière Saint-Maurice furent, à partir de 1730, la première industrie du Canada et, je crois, d'Amérique du Nord. Son activité dura jusqu'en 1883, date à laquelle la forge fut définitivement fermée. Tombée en ruines, ainsi que le village qui l'entourait, elle ne comprend aujourd'hui que des vestiges sur lesquels on a érigé un musée et créé une "visualisation expressive" des lieux, moderne mais utile pour se représenter les anciens bâtiments.

    Enfin, du 21 au 23 juillet, je suis retournée à l'Ermitage Saint-Antoine de Lac-Bouchette (voir album de photos). Site paisible, fréquenté par les pèlerins ou les touristes recherchant le calme et la nature. Une grande joie m'y attendait : un orgue, provenant de Québec, restauré et nauguré depuis peu. L'organiste titulaire et curateur de l'orgue accueille chaleureusement mon intention d'essayer l'instrument et, de fil en aiguille, cela aboutit à un récital deux jours plus tard, en guise de prélude avant la messe. Inutile de dire que je portais plus à terre! L'expérience fut très agréable et m'a confortée dans mon choix (une sorte de voeu informel) : jouer pour le Seigneur et ses fidèles. Je Lui ai dit (pas gênée, la fille!) : "Je joue pour Toi. Alors, si tu veux être bien servi, donne moi le talent et la confiance qui me manquent". Et je pense avoir bien joué Sourire

    Voilà quel fut mon mois de juillet, entrecoupé de textes et de recherches, de pratiques d'orgue, de quelques marches, seule ou avec mes ami(e)s.  Le temps, capricieux, nous a réservé quelques surprises : le 29, chaleur étouffante, orages et pluies torrentielles, causant à Québec des inondations sur une autoroute et bien des désagréments à de nombreux citadins. Hier, le 30 juillet, il a fait beau et chaud : et je me suis baignée dans la piscine extérieure (un peu frisquette, mais agréable tout de même). Comme, aujourd'hui, le temps est revenu à la normale, i.e. ciel gris et complètement bouché, je ne puis que constater la vérité de ce beau dialogue québecois : à la question "Qu'as-tu fait cet été?", la réponse est : "ce jour-là, je me suis baigné(e)".
     
    Comme je suis d'un naturel optimiste, je me dis qu'août et septembre seront plus cléments Chaud