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    October 27

    Triste nouvelle

    Le Québec vient de perdre une voix. La soprano Hélène Fortin, professeure au Conservatoire de musique de Québec est décédée dans la nuit de samedi à dimanche (26 octobre), des suites d'une longue maladie. Je lui rendrai hommage dans le prochain numéro d'Infopéra. Hélène était une belle musicienne, dont la carrière scénique a été sérieusement ralentie par la maladie. C'était une battante, une femme aimant la vie, un professeur très dévoué (elle a enseigné également durant de longues années à la Faculté de  musique de l'Université Laval), une excellente pédagogue. 49 ans, c'est trop tôt pour partir!
    October 04

    Le temps passe si vite!

    Déjà le mois d'octobre! Je m'aperçois avec horreur que je n'ai rien écrit dans ce blogue depuis un mois! De nombreux textes à rédiger en peu de temps, trois conférences et la préparation musicale de la fête de Saint-Michel (saint patron de l'église où je suis organiste) ont plus qu'occupé mes journées.
     
    Les dernières semaines ont été passionnantes : le concours Opéralia, avec, dans notre belle ville, Plácido Domingo, une brochette prestigieuse de personnalités internationales du monde de l'opéra et 41 candidats hors-norme qui ont tenu en haleine durant quatre séances un public enthousiaste et fidèle. Plusieurs de ces jeunes chanteurs de moins de trente ans feront à coup sûr parler d'eux, qu'ils aient remporté un prix ou non.
     
    La rentrée aux Amis de l'orgue de Québec nous a valu un concert époustouflant de Dominique Gagnon, le 19 septembre, un atelier-concert intitulé "Jeux d'orgue" présenté le 28 septembre dans le cadre des Journées de la Culture par Louise Fortin-Bouchard et Jean-Eudes Beaulieu, tandis qu'à East Broughton, l'organiste titulaire Éric Vachon a réussi le tour de force d'y attirer Pierre Pincemaille, actuellement en tournée nord-américaine, pour un concert de musique française allant de César Franck à Maurice Duruflé, sans oublier une de ces étonnantes improvisations dont l'organiste de la basilique de Saint-Denis sait nous gratifier.
     
    Notre région commence à se parer de ses plus beaux atours : l'automne est en effet un extraordinaire festival de couleurs. De jour en jour, les arbres passent du vert au jaune, à l'orange ou au rouge flamboyant, pour notre plus grand plaisir. Curieux, alors que bien des gens, à l'automne de leur vie, redoutent de perdre leur éclat, voire de mourir, la nature, avant de sombrer dans un long sommeil qui ressemble à une mort, est peut-être plus belle que jamais...
     
    Une des grandes joies de ces dernières semaines a été de recevoir, via ce blogue, un courriel de France : mon ami d'enfance, perdu au moment du divorce de mes parents (on part d'un endroit, le coeur brisé, et on n'y revient pas) m'a retrouvée, grâce à Internet, par le plus grand des hasards. Que de courriels et de photos nous échangeons depuis deux semaines, pour rattraper ce lien perdu (c'est plus joli et plus exact que le "temps perdu", puisque nous avons chacun, avec bonheur, suivi notre chemin) et mettre en commun nos souvenirs d'il y a un demi-siècle.  Pleins de petits détails qui nous étaient sortis de l'esprit remontent à la surface, tout doucement. Fascinant et touchant à la fois.
     
    Chaque automne, je remets beaucoup de choses personnelles en question : quel est le sens de ma vie, à quoi je sers en ce bas monde, ce que j'attends de moi et des autres, etc. Un peu comme les feuilles des arbres qui tombent en cette saison, je me dépouille d'une foule de choses encombrantes pour l'âme et l'esprit, afin de mieux revivre. Cela me permet de faire le point, de redéfinir mes priorités et de faire un petit pas vers la sagesse et la sérénité. pas facile, mais exaltant! 
     
    Pour accompagner mon cheminement, j'ai lu ces jours-ci un petit bouquin intitulé François d'Assise à Saint-Damien, écrit par Michel Boyer, o.f.m. (Montréal, 1982, Éditions Paulines, 101 pages). Je voue de longue date une admiration sans borne au Poverello de Dieu et j'ai aimé il y a une vingtaine d'années fouler à plusieurs reprises le chemin qui va d'Assise à San Damiano, pour me recueillir là où Saint-François prêchait aux oiseaux. La paix, la beauté, l'amour transmis à ces lieux empreints de sa présence m'ont toujours touchée profondément. Le petit livre que j'ai lu décrit dans les moindres détails cet imposant crucifix peint, de plus de deux mètres de hauteur (aujourd'hui placé dans l'église Santa Chiara d'Assise) et le rôle qu'il exerça sur le jeune homme, en lui parlant de la sorte : Va, François, et répare mon église qui est en ruine".
     
    Je ne sais pas vraiment ce qui m'a poussée à ajouter ce paragraphe dans ce billet. Je jette un coup d'oeil dans le calendrier et, croyez-le ou non, c'est aujourd'hui, le 4 octobre, la fête de Saint-François
     
     
                                                                                                                                                                                                              
     

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